raymond ramirez à la caisse

Un dialogue de Maria Petitpont et Solea Bataille

Tu voterais, petite gueule, pour le mec qui a perdu sa réélection face à l’éternel second ?

Moi ? (Je te rappelle que le vote est secret.)

Ou pour un mec qui dans un pays se dirigeant à droite toutes dépasse la cible de deux trois coins de rue au point de tourner en rond ?

Au moins il vise. (Mais tu touches là le point qui fait mal, quand on est vraiment bobo, tout le monde il est bo, et soyons tous gentils…)

Un mec qui, en plus, se voit refuser ses dépenses de campagne ?

Ça coûte tellement cher, le pauvre. (Mais tu touches là le point qui faut plaindre, quand on est un peu lassé d’entendre toujours parler du même, qui serait le ripou de la république, l’homme à abattre. Par désintérêt total et parce que pour moi, la corruption, c’est surtout horrible quand on touche aux intérêts de tous, par exemple, quand on ferme les yeux sur du sang ou de l’eau contaminés, qu’on ruine des innocents à grande échelle ou qu’on oublie de vraiment remplir sa fonction alors qu’on Gvingtise à grands renforts de costumes cravates.)

Mais il est archi-nul ce mec, pour reprendre la table de valeurs actuelles de Patrick Buisson…

(Il paraît qu’il a du caractère… Pas taper, s’il te plaît.)

Tu élirais, toi, un gars qui se choisit pour conseiller un type qui, un dictaphone dans la poche, redéfinit les contours de la sûreté de l’Etat ? Tu me diras, toute cette pommade à glisser sur la peau, ça l’a distrait. D’accord.

Le dictaphone, c’est pas de sa faute, mais le pedigree du type, par contre, ne jouait pas en la faveur du soin avec lequel on choisirait ses collaborateurs. Mais n’oublions pas que Raymond, comme tu dis, a aussi acté l’ouverture, qui était peut-être un coup bas pour destabiliser l’adversaire, mais qui dans les faits, mettaient des hommes politiques de différents partis, aux affaires publiques, alors que les autres, depuis se contentent de se renvoyer les balles pour jouer entre eux au jeu du puisque j’ai été élu, je suis à ma place et regardez comme il est méchant.

Néanmoins, Raymond envoûte. Il envoûte la droite, ballotée entre Copé, le Houdini sous scellés, Fillon, le type qui suit l’actualité dans la presse, et au bout de la table, la Walkyrie de la criée.

Et bien moi, petite gueule, peut-être parce que j’ai une conscience politique décroissante, je crois que Raymond est surtout devenu la chose des autres, de ceux qui n’ont pas assez à communiquer et qui me fatiguent à toujours me raconter que le précédent était tellement pourri qu’on ne s’en lasse pas de fouiller ses poubelles. (Là, vous pouvez taper, mais pas trop fort.)

Imagine un peu Monsieur Ramirez, réélu, se rendant en voyage officiel en Espagne pour s’y régaler de tortillas et de tapas à la morve. Vu ce qu’on lui fait faire à son insu, c’est dans la poche. Mais quelle horreur.

Aïe.

Note, il pourrait aussi se rendre en Bolivie, où il a de la famille depuis la libération, il paraît, d’après le document historique « Papy fait de la résistance ».

Et se lancer dans le commerce équitable, parce que ça finira bien par rapporter. (Ouille.)

De l’importance de se choisir un bon pseudo. Tout le monde sait ça de nos jours.
(Et de ne pas se tromper de campagne. Euh, de compagne.)

Les petites gueules t’invitent à jouer le jeu de la communication addictive en cliquant sur SUIVRE pour t’abonner.

2014-09-017

©EncoreUnePhotoPriseAvecUnTéléphoneDansUneRue

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